Alimentation durable
Alimentation durable
Rendre le “bien manger” accessible à tous : à Montgermont, nous en ferons une réalité !
L’équipe municipale sortante a fait un choix auquel nous nous opposons, celui de la suppression de la cuisine dans la cantine pour passer à la “liaison froide”. Parmi nous, des membres du Collectif #unecuisinedansmacantine# travaillent depuis presque 2 ans à lui faire entendre raison, en vain. Le recours à la liaison froide est un procédé contraire aux intérêts des enfants, à l’écologie, à contre-courant des études en la matière et des initiatives nombreuses pour revenir à une alimentation saine et équilibrée dès le plus jeune âge.
Une proposition de loi visant une expérimentation pour l’instauration d’un enseignement d’éducation à l’alimentation obligatoire à l’école (articulation de cours théoriques en lien avec les temps de cantine, financement du matériel pédagogique, de rénovation des cantines, et de formation du personnel). Cela est encourageant et très inspirant !
En effet, comme beaucoup d’autres en France, nous voulons reposer les bases d’une alimentation saine, locale et durable, avec une tarification qui reste soutenable pour toutes les familles. Il s’agit d’affirmer une ambition forte sur la qualité alimentaire, avec l’objectif d’atteindre 50 % de produits bio, locaux et faits maison avant la fin du mandat en cohérence avec les enjeux de santé publique.
Nous assumons une vision éducative où la cantine devient un lieu d’apprentissage : goût, culture alimentaire, circuits courts, cuisine maison, participation des élèves… pour donner à chaque jeune les clés d’une alimentation saine et responsable.
Manger mieux, pour vivre mieux : un engagement collectif qui commence dès le plus jeune âge.
Utopique, décalé des réalités ?
On en parle sérieusement …
Sur France Inter
https://www.ecolecomestible.org/post/appel-%C3%A0-nos-%C3%A9lu-es
Extrait
“Nous sommes convaincu·es qu’il est indispensable de semer, dès l’école, les graines d’un modèle alimentaire plus sain, solidaire et soutenable. Face à la progression de l’obésité et autres maladies chroniques, à la fragilisation de l’agriculture et à l’omniprésence de la nourriture industrielle, il est urgent d’agir. Cette éducation doit s’accompagner de choix politiques forts. C’est possible, dès maintenant, tant au niveau national que local, par la loi et par l’action des municipalités bientôt élues, ainsi qu’avec l’engagement de chacun et chacune.”
“Il y a un cuisinier aujourd’hui et ce n’est pas bon …”
L’ambition nécessite une cohérence. Le marché passé par l’équipe en place avec une société privée jusqu’à aujourd’hui n’impose pas les 3 piliers d’un projet vertueux Bio/local/fait maison. Si vous servez des légumes bio surgelés (souvent venus de très loin), ce n’est pas bon. Sans projet éducatif alimentaire, les logiques de gestion et de réduction des coûts prévalent sur tout le reste.
La présence d’un cuisinier implique, soit que la commune le recrute directement (gestion en régie), soit qu’elle passe un contrat avec une structure dont c’est l’activité (marchés public). Dans les deux cas, il faut s’assurer que le cuisinier sera motivé. Pour cela, il faut l’impliquer, le rendre fier de ses plats, l’inviter à expliquer aux convives ce qu’il leur propose à manger, échanger avec eux sur ce qui se trouve dans leurs assiettes. Dans le cas de la conclusion d’un marché, il faut prévoir un suivi, limiter les changements de personnel mis à disposition le plus possible, prévoir des pénalités et les appliquer de manière pertinente (ce qui n’est pas fait aujourd’hui).
Le personnel communal devra prendre une part significative dans ce temps de restauration, de convivialité, de partage, de respect, de calme.
“ça va coûter cher”...
La proposition de loi précitée intègre des financements pour la rénovation des cantines et la formation du personnel.
Il existe également des organismes qui proposent d’accompagner les communes dans cette démarche (Collectif “Les Pieds dans le Plat”)
La liaison froide :
La liaison froide est un procédé par lequel les repas sont préparés en cuisine centrale, descendus en température pour être conservés jusqu’à 6 jours, puis livrés à une température inférieure à 3° C, pour être réchauffés avant d’être consommés.
L’équipe municipale sortante envisage de faire confectionner les repas selon ce procédé, dans une cuisine centrale à construire, gérée par la Ville de Rennes, qui livrerait 20.000 repas par jour.
Cela ne permettrait pas d’atteindre les objectifs que nous nous fixons, ni d’avoir une autonomie de gestion et de décision.
De plus, le projet rennais, très ambitieux, est prévu à horizon 2030. Nous n’avons aucune certitude à ce stade sur la date à laquelle les repas pourraient commencer à être livrés. Durant la période de transition, il faudra passer un contrat pour la livraison de repas avec un acteur de la restauration collective.
Le maire sortant indique qu’il n’y a pas de certitude de conclure avec Rennes pour ce projet. Cela ne peut être que plus inquiétant car on décide de supprimer la cantine, sans savoir comment on s’organisera dans le futur ! L’économie réalisée en ne prévoyant pas de cuisine dans la cantine apparaît dès lors bien hasardeuse !
Par ailleurs, la liaison froide implique une formation du personnel communal à l’hygiène, une maîtrise sanitaire propre à ce procédé, une traçabilité spécifique, un contrôle précis des températures, … Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce procédé ne simplifie pas le travail du personnel communal et ne réduit pas tant les risques liés à l’hygiène.
La liaison froide, une économie d’énergie ?
La liaison froide oblige à procéder à une descente en température après avoir cuisiné les plats, puis à stocker plusieurs jours les repas dans des frigos pour ensuite les réchauffer rapidement pour les maintenir en température au moment du service. Puis il faut livrer par camion réfrigéré pour préserver la chaîne du froid… Le bilan énergétique doit être vu dans sa globalité, et quand on prend soin de calculer toutes les consommations, c’est catastrophique ! Ce qui suppose également, bien sûr, un coût financier important
Une ferme municipale, c’est quoi ?
L’objectif est d’approvisionner en produits issus de l’agriculture biologique les établissements dont la commune a la gestion.
Circuit court, produits frais et de saison, protection de l’environnement, support pédagogique pour les écoles (en complément des jardins comestibles), accompagnement des agriculteurs vers une pratique respectueuse de l’environnement en contrepartie d’un achat garanti à un juste prix des récoltes.
Concrètement, la commune peut intervenir de plusieurs manières :
devenir propriétaire de terres agricoles ou les louer,
conventionner avec un exploitant des engagements réciproques de ventes des récoltes à la commune pour ses propres besoins, ou bien engager un agent/exploitant.
Un exemple :
https://reseau-partaage.fr/les-fermes-municipales-un-modele-agricole/
Concrètement, notre programme fixe un cap cohérent !
Réintroduire une cuisine dans le projet de cantine scolaire, avec des produits locaux et bio,
Maintenir une tarification adaptée à la situation de chacun
Renforcer la qualité et la sérénité des temps du midi, …
Réaménager les cours de l’école publique (jardins comestibles)
Etudier la possibilité de créer une ferme municipale pour l’approvisionnement de la cantine
Informer sur les enjeux de santé et d’environnement à l’échelle locale
Et cela ouvre les possibles… pour aller plus loin
Proposer aux adultes de tous âges qui en auraient besoin de partager le déjeuner avec les élèves et jeunes du centre de loisirs, c’est rompre l’isolement, créer du lien intergénérationnel bénéfiques à toutes et tous, de la convivialité, de la solidarité. C’est simple et ça ne coûte rien !
Bien manger à Montgermont : c’est valoriser les commerces de bouche de notre centre bourg, une offre pour tous les budgets, déjeuner rapide pour les actifs ou de plaisir … Nos commerçants fournissent directement l’école, peuvent proposer des ateliers de cuisine aux élèves, des animations “du produit à l’assiette”, …