Mobilités
Mobilités
Sur le mandat qui se termine, la municipalité a très peu avancé sur l’adaptation de la ville et des offres, sur l’incitation aux alternatives à la voiture.
Or, la voiture est synonyme de bouchons, trafic de transit important aux heures de pointe, de pollution (échappement, freins, pneus), d’accidents de la route, etc… Elle a toute sa place bien sûr, mais dans une agglomération qui gagne 10 000 habitants par an, une commune qui a grandi de 500 habitants en 10 ans, des communes voisines qui grandissent encore plus vite, les limites soutenables sont ou seront très vite atteintes, voire dépassées.
Retour sur un mandat peu ambitieux
Le REV (Réseau Express Vélo) est un aménagement de Rennes Métropole dans une logique d’itinéraire depuis la Mézière jusqu’à Rennes. Rennes Métropole a anticipé ce projet parce que le Département avait réalisé le tronçon La Mézière-La Chapelle des Fougeretz.
Le schéma de référence des mobilités voté en 2022 n’a pas été mis en œuvre (4 ans après !). Mais a-t-il même été concerté ? présenté aux habitants ? qui se souvient d’une double page dans Autour de la Motte ?
La zone bleue pour le stationnement en centre ville répond à une logique de partage de l’espace public par la voiture, sans jamais laisser de place aux autres modes de transport.
L’abaissement de la vitesse à 30km/h : la position de Rennes Métropole est suivie sans même que les aménagements des rues les plus fréquentées ne soient adaptés, les vitesses contrôlées. S’il y a bien eu un aménagement expérimental rue de Rennes, et un radar pédagogique (quand il ne nourrit pas un challenge d’excès de vitesse parmi les conducteurs les plus inconscients), cela n’est pas suffisant.
La neutralisation des stationnements sur 5 mètres en amont des places de stationnement : il s’agit d’une obligation réglementaire d’ici fin 2026, dont le déploiement est piloté par Rennes Métropole.
Le chaussidou rue de Pacé existait déjà. C’est seulement une réfection de chaussée, pas une amélioration de la mobilité.
2 seuls abris vélos ont été réalisés, mais, là encore, sans concertation avec les usagers. Ni les emplacements, ni la solution technique n’ont été effectivement discutés. 20 000 € ont été dépensés, pour quel effet concret ? ?
En définitive, la mobilité n’a manifestement pas été une priorité ces 6 dernières années.
Montgermont est en queue de peloton !
La rue des Courtines est devenue un axe très emprunté où il est bien difficile de respecter le 30km/h. Nous proposerons des aménagements supplémentaires pour réduire la vitesse, en particulier au niveau des équipements publics (Salle des Courtines, école, Espace détente et Espace Evasion) et au niveau du carrefour en bas de la rue du Manoir très dangereux.
Nous envisageons des plantations d’arbres rue des Courtines pour modifier cet aspect totalement minéral, donner de la qualité urbaine et paysagère, lutter contre l’îlot de chaleur.
L’entrée de l’école maternelle rue du Manoir est un point noir, surtout le matin. Il faut faire évoluer les pratiques, sécuriser le parking, les traversées de route pour tous les usagers. L’éducation des nouvelles générations aux nouvelles mobilités ne reposera pas sur un dépose-minute seul. Il sera bien sûr toujours possible de déposer son (ses) enfant(s) en voiture mais nous avons à coeur de développer des modes alternatifs de cheminement des enfants vers leurs écoles : Pédibus, vélobus, cheminements sécurisés depuis les quartiers d’habitat, garage à vélos et trotinettes plus grand et sécurisé pour les élèves, etc…
Les cars de transport scolaire s’ajoutant aux bus du Star, les croisements dans le centre bourg sont très délicats, parfois dangereux avec les bouchons que cela occasionne. Il faudra envisager une circulation à sens unique rue Pierre Texier. Outre la solution aux croisements des bus, ce sera l’opportunité d’offrir des trottoirs plus larges, adaptés aux handicaps et aux poussettes, d’apaiser et donc sécuriser l’accès à l’école Notre Dame, de donner plus de place aux mobilités douces, solutionner le tourne à gauche depuis le centre vers la rue de Coupigné (très compliqué aux heures de pointes).
Ces solutions, nous ne les imposerons pas, nous les discuterons, nous les testerons… et pourquoi pas tester le schéma de référence voté en 2022 mais non mis en œuvre. Nous les évaluerons, les ajusterons. Les contraintes ne sont acceptées que si elles sont comprises, c’est pourquoi nous nous engageons à rendre compte de toutes ces décisions.
Les transports en commun
Le réseau STAR est une réelle opportunité pour notre commune, affirmons-le !
On peut regretter que le trambus ne vienne pas jusqu’à Montgermont alors qu’il va à Saint Grégoire (qui n’en voulait pas).
L’offre de transport peut encore être améliorée, avec des fréquences ou des capacités en passagers renforcées à certains horaires, avec des amplitudes horaires élargies notamment en soirée pour les retours depuis le centre de Rennes.
La demande existe pour des liaisons intercommunales vers Saint Grégoire et Pacé notamment. Pourtant à quelques kilomètres, les parcours obligent à revenir sur Rennes avec des temps de transport allongés de plusieurs dizaines de minutes peu attractifs pour les actifs sur les trajets domicile-travail, mais aussi pour les trajets de loisirs comme pour la nouvelle piscine à Pacé. Nous défendrons des ouvertures de lignes expérimentales avec le STAR, comme la ligne 52 qui dessert le CFA depuis Villejean (c’est donc possible !), travaillerons pour une offre de transport à la demande, une mise en relation des montgermontais qui peuvent proposer des trajets.
La mutualisation des solutions, une réponse solidaire
Un service d’autopartage et de mutualisation de véhicules sera étudié. L’acquisition d’un minibus sera étudiée pour les rendez-vous vers le CDAS, le Point Accueil Emploi et l’Epicerie solidaire à Pacé, en complément des usages associatifs et sportifs (par exemple pour les matchs et compétitions), des Francas (notamment pour les sorties de vacances et camps d’été), …
Raccorder le centre bourg au REV (Réseau Express Vélo) et sécuriser le rond-point du Marais
Le REV est une belle infrastructure, performante, mais y accéder s’avère aujourd’hui dangereux : bouchons, absence de piste cyclable sécurisée, manœuvre des poids lourds vers Beauplet, etc… À certaines heures, mieux vaut rouler sur les trottoirs (rappelons que c’est interdit). Plus largement, il faudrait envisager de reconfigurer la rue de Rennes pour relier le centre-bourg au REV de façon sécurisée pour les cyclistes.
Il nous faudra également travailler sur la sécurisation du rond-point du Marais pour sécuriser les traversées par les piétons et cyclistes sans altérer la fluidité du trafic routier.
Réduire les émissions de gaz à effet de serre et particules fines en ville
Outre la promotion des modes doux, il manque une ou 2 bornes de recharge pour les véhicules électriques à proximité des habitats collectifs. Ces bornes profiteraient tant aux personnes de passage qu’aux résidents qui ne peuvent s’équiper sur leurs stationnements privatifs.